Mercredi 26 novembre,
Tony est revenu au backpacker hier soir car il était remonté à Perth pour aller chercher sa voiture au garage. Il revient avec un pote, Loïc. Un Breton ? Et nan, un autre réunionnais !! Nous sommes désormais 4 à partir le matin dans les vignes. Pour Tony et Loïc c’est la première fois qu’ils doivent sélectionner les branches à couper et après 2 vignes, devant l’enthousiasme général, Tony nous a joué un joli numéro de chien battu pour tenter une sorte d’augmentation, ou tout du moins un salaire fixe par semaine car là on peut très bien repartir avec $200 ou $300 la semaine ce qui ferait just, et ça a marché, « on est au backpacker, pas de famille, on se lève tôt, l’essence à payer pour venir… etc. . 4 vignes pour aujourd’hui, c’est impossible de faire plus pour nous! Je dis pour nous car il y des mecs qui envoient du mastic !! D’une vieille Skyline, des années 85/90, sort un mec, 50 ans, des dread locks jusqu’aux cuisses, lunettes de soleils et le teint bien mat ! Première réaction :
« ah ba le voilà le réseau ! » Oui, car un peu plus au Nord à « Bunbury » se trouve la plaque tournante de la région, et on a discuté avec un mec qui s’est fait confisquer 9 bang par les flics… quand je vous dis que tout le monde est super cool ici !! Enfin, au final le p’tit rasta il abat le double de vignes que nous. Kevin nous expliquait qu’il a travaillé dans les vignes pendant des années et que quand il coupe une pousse, il voit déjà les 3/4 prochaines à enlever.
L’histoire qui suit est un hommage aux Schtroumpfs et à Erwann !
Ames sensibles, s’abstenir de continuer la lecture…
Cet après-midi même, donc dans les vignes, nous croisons toutes sortes de petits insectes et aussi de bien trop gros ! Les araignées sont les plus présentent, de toutes les couleurs mais elles ne sont d’après Kevin (qui s’est fait mordre par un serpent « un peu venimeux » la semaine dernière quasiment devant nous.) pas dangereuses ! Le pire chez les araignées, c’est leurs toiles, dans la bouche, les cheveux… et pire qu’une toile d’araignée, une toile d’araignée humide, ça colle encore plus, il y a des cadavres de moucherons et autres victimes sur tout votre corps et le lendemain on se retrouve avec des boutons sur les bras un peu bizarres ! De temps en temps on en croise d’énormes, jamais vu d’aussi grosses, se rapprochant plus de la taille des mygales que de nos petites araignées de placard !
Viennent ensuite les mouches. Dès qu’il fait un peu plus chaud dans la journée, elles passent à l’attaque. Ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’elles sont bien différentes de celles en France. Au lieu de s’envoler au moindre mouvement de votre part, elles restent. Il faut passer la main dessus pour les faire partir, j’ai bien essayé de m’habituer à leur présence sur mon visage mais c’est vraiment impossible. Je n’ai jamais tué autant de mouche de ma vie. Elles sont vraiment terribles. Mais le pire s’est produit, pour la 2ème fois, cette après-midi. Je reniflais allègrement car nous avons tous le nez bousillé et on ne sait pas pourquoi, ça coule, c’est bouché et il faut sans arrêt se moucher ! Moucher, je crois que je n’ais jamais autant compris ce verbe de ma vie que cet aprèm. Je regarde, je sélectionne, je coupe, j’avance, je regarde, je sélectionne, je coupe, je renifle… wouAAaaa… une mouche passe pile à ce moment devant mes narines, je l’ais bien senti passer par le nez puis la gorge, direct dans l’estomac sans avoir été mâchée !…J’ai un peu souffert pendant les quelques minutes suivantes. Enfin bon, ça m’a fait marrer par la suite en m’imaginant vous raconter cette anecdote ! Car c’est quand même la classe ! Combien de personne peuvent se vanter d’avoir avaler une mouche sans les mains et par le nez… ?